Bus : à quand la priorité aux feux ?

Beaucoup de progrès à faire...
Publié le 29 novembre 2008

Un problème : la saturation du réseau routier

Nous avons un gros problème avec les bus du réseau Transpole... Depuis 2006, on nous vend un plan triennal censé permettre un fort développement de ce mode de transport : le "plan bus 2006/2009". Ce plan, pour faire simple, c’est "plus" : plus de bus, plus de fréquences, tout cela devant générer 10 millions de voyages supplémentaires par an.

Tout ceci est certes bien sympathique, mais on oublie dans ce plan un point essentiel. C’est que, pour les temps de parcours, là aussi c’est "plus" ! Chacun constate l’embolie croissante des routes de la métropole avec les nombreux bouchons quotidiens. Loin d’être réservée aux autoroutes et autres périphériques, cette saturation touche l’ensemble du réseau routier essentiellement autour de Lille. Et, dans la mesure où ils partagent la route avec les voitures, les bus subissent exactement les mêmes désagréments que celles-ci. Sachant qu’en plus de cela, les bus partent déjà avec un handicap certain, à savoir le fait qu’ils s’arrêtent régulièrement sur leur trajet aux différents arrêts. Bref : arrêts réguliers + bouchons, en termes de compétitivité, c’est : zéro.

La grande question qui se pose alors est la suivante : comment faire préférer le bus aux habitués de la voiture, sachant que le bus cumule pour lui tous ces inconvénients : pas de prise en charge directement au domicile, horaires imposés, ruptures de charges liées aux correspondances, arrêts fréquents, bouchons au même titre que la voiture ?

Une solution : la priorité aux feux pour les bus

Le seul de ces inconvénients que l’on peut réellement mitiger, c’est le dernier : les temps de parcours, liés en grande partie au trafic routier. Pour cela, une seule solution : la priorité aux carrefours, et donc la priorité aux feux. Sur le réseau Transpole, elle n’existe pas. Ou alors on nous la cache bien... Et cela y compris sur la LIANE 1, censée être le nec plus ultra de l’offre bus.

Pourtant, bien d’autres agglomérations ont su développer, et il y a de cela un moment, des dispositifs de priorité aux feux : Nancy (il y a 10 ans), Dunkerque (il y a 10 ans), Valence (il y a plus de 10 ans), Rouen, Grenoble, Toulouse, Metz, etc. Certains de ces dispositifs sont d’ailleurs particulièrement performants (centralisés notamment), avec des temps de parcours moyens diminués de 10%. Et pour conséquence des utilisateurs satisfaits et des coûts d’exploitation amoindris par une meilleure rentabilisation de la flotte.

Tant que l’on n’aura pas construit un vrai dispositif centralisé et intelligent de gestion des carrefours, le développement des bus restera pénalisé par cet inconvénient majeur que l’on pourrait pourtant transformer en avantage concurrentiel. Il suffit d’en avoir la volonté et de s’en donner les moyens.

Alors qu’attend-on pour mener un vrai projet de priorisation des bus aux feux ? C’est là un axe de développement prioritaire !


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